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Calculateur de ragréage : sacs et consommation au m²

Un ragréage se consomme au kilo par millimètre d’épaisseur, et tout le calcul dépend d’une grandeur que presque personne ne mesure : l’épaisseur moyenne. Ce calculateur la déduit du défaut de planéité relevé à la règle, puis la convertit en kilos de poudre et en sacs entiers.

La rédaction CalculMaisonMis à jour le

Cas courant : l’épaisseur moyenne en est déduite

Le creux le plus profond sous une règle de 2 m, mesuré à plusieurs endroits de la pièce.

L’épaisseur minimale d’emploi du produit, lue sur le sac. Souvent 2 à 3 mm.

Indiquée sur le sac, souvent entre 1,4 et 1,7 kg/m² par millimètre pour un autolissant ciment.

25 kg dans la quasi-totalité des cas, 5 kg pour les produits de rebouchage.

Couvre les creux localisés et le fond de seau perdu. 5 % suffisent sur un sol régulier.

Le résultat se met à jour automatiquement à mesure que vous saisissez vos valeurs.

Sacs de ragréage

9sacs

25 kg par sac, soit 2,6 m² couverts par sac à cette épaisseur

Pour 20 m² ragréés sur 6,5 mm d’épaisseur moyenne, comptez 9 sacs de 25 kg, soit 225 kg de poudre.

Épaisseur moyenne retenue
6,5mm

3 mm au point haut + la moitié d’un défaut de 7 mm

Consommation au m²
9,75kg/m²

1,5 kg/m²/mm × 6,5 mm

Poudre nécessaire
205kg

195 kg + 5 % de marge

Poudre livrée
225kg

Sacs entiers : le ragréage ne se vend pas au kilo

Surface couverte par sac
2,6m²

À l’épaisseur moyenne retenue, et à elle seule

Primaire d’accrochage
3L

Base 0,15 L/m² de produit dilué, à recouper avec la notice

Comment ce résultat est-il calculé ?
  1. Épaisseur moyenne3 mm + 7 mm ÷ 2= 6,5 mm
  2. Consommation au m²1,5 kg/m²/mm × 6,5 mm= 9,75 kg/m²
  3. Poudre nécessaire20 m² × 9,75 kg/m² × 1,05= 205 kg
  4. Nombre de sacs205 kg ÷ 25 kg, arrondi au supérieur= 9 sacs
  • Base de consommation retenue : 1,5 kg/m² par millimètre d’épaisseur. C’est l’ordre de grandeur d’un ragréage autolissant à base de ciment ; la valeur exacte figure sur le sac et varie d’une référence à l’autre.
  • Un ragréage a une épaisseur minimale et une épaisseur maximale d’emploi, indiquées sur l’emballage. En dessous du minimum il ne s’étale pas, au-dessus il faut un produit fibré ou un rattrapage en deux passes.
  • L’eau de gâchage se dose au sac, jamais à l’œil : la quantité est imprimée sur l’emballage. Un ragréage trop liquide se rétracte et fissure, un ragréage trop épais ne s’auto-lisse plus.
  • Le primaire d’accrochage n’est pas facultatif sur un support poreux : sans lui, le support boit l’eau de gâchage et le ragréage farine en surface.

La formule utilisée

Sacs = Surface × Consommation × Épaisseur moyenne × (1 + marge) ÷ Masse du sac, arrondi au supérieur

Épaisseur moyenne
épaisseur au point haut + la moitié du défaut de planéité, en mm
Consommation
kilos de poudre par m² et par millimètre, lue sur le sac
marge
réserve pour les creux localisés et le fond de seau

Un ragréage ne se dose pas à la surface mais au volume, et le volume dépend de l’épaisseur moyenne — pas de l’épaisseur maximale. Un sol qui creuse de 8 mm au plus bas ne demande pas 8 mm partout : le produit remplit les creux et s’affine vers les points hauts, où il ne reste que l’épaisseur minimale d’emploi. Sur un défaut réparti à peu près régulièrement, la moyenne se situe donc à mi-hauteur du défaut, au-dessus de cette épaisseur minimale.

Un exemple concret

Exemple chiffré

20 m² creusant de 7 mm, autolissant à 1,5 kg/m²/mm

  1. Épaisseur moyenne : 3 + 7 ÷ 2 = 6,5 mm
  2. Consommation : 1,5 × 6,5 = 9,75 kg/m²
  3. Poudre : 20 × 9,75 × 1,05 = 205 kg
  4. Sacs de 25 kg : 205 ÷ 25 = 8,2 → 9 sacs

9 sacs de 25 kg, soit environ 2,6 m² couverts par sac.

Conseils pratiques

  • Mesurez avant de commander : une règle de 2 m posée en croix et en diagonale, et un mètre glissé dans les creux. Trois relevés donnent une image plus juste du défaut qu’un seul, forcément pris à l’endroit le plus spectaculaire.
  • Gâchez toujours des sacs entiers. Un demi-sac dosé à l’œil ne respecte plus le rapport eau/poudre, et deux gâchées de dosages différents ne se raccordent pas proprement.
  • Travaillez à deux au-delà de 15 m² : le produit reste ouvert une dizaine de minutes, et une reprise sur un bord déjà tiré laisse une marque définitive.
  • Sur un support fermé — ancien carrelage, dalle lissée, résidus de colle — c’est un primaire d’accrochage qu’il faut, pas un primaire d’imprégnation. Les deux ne jouent pas le même rôle.

Erreurs fréquentes

  • Multiplier l’épaisseur du creux le plus profond par toute la surface : c’est l’erreur qui fait acheter deux à trois fois trop de sacs.
  • Descendre sous l’épaisseur minimale d’emploi du produit : en dessous, un autolissant ne s’étale plus et laisse des plages nues.
  • Dépasser l’épaisseur maximale d’une passe pour rattraper une grosse pente : au-delà, il faut un ragréage fibré, un mortier de rattrapage, ou deux passes séparées par le délai de recouvrement.
  • Oublier le primaire sur un support poreux : la chape boit l’eau de gâchage, le ragréage farine et le revêtement ne tient pas dessus.
  • Compter le ragréage comme un rattrapage de niveau : il corrige la planéité, jamais une pente. Une pièce en pente reste en pente après ragréage.

Questions fréquentes

Combien de sacs de ragréage pour 20 m² ?

Environ 9 sacs de 25 kg pour un sol creusant de 7 mm, soit 6,5 mm d’épaisseur moyenne à 1,5 kg/m²/mm. Sur un sol déjà plan ragréé en 3 mm, 4 sacs suffisent : tout dépend de l’épaisseur, pas de la surface seule.

Quelle est la consommation d’un ragréage au m² ?

De l’ordre de 1,5 kg par m² et par millimètre d’épaisseur pour un autolissant à base de ciment, soit 7,5 kg/m² en 5 mm. La valeur exacte figure sur le sac et varie d’une référence à l’autre.

Quelle surface couvre un sac de ragréage de 25 kg ?

Environ 5 m² en 3 mm d’épaisseur, 3,3 m² en 5 mm et 1,7 m² en 10 mm. La surface par sac se divise mécaniquement par deux quand l’épaisseur double.

Quelle épaisseur maximale pour un ragréage ?

Chaque produit indique sa plage d’emploi sur l’emballage, généralement quelques millimètres pour un autolissant classique et davantage pour un fibré. Au-delà, il faut passer à un mortier de rattrapage ou couler en deux passes.

Faut-il un primaire avant un ragréage ?

Oui dans la quasi-totalité des cas. Sur support poreux il empêche le pompage de l’eau de gâchage, sur support fermé il crée l’accrochage. Comptez de l’ordre de 0,15 L/m² de produit dilué, à recouper avec la notice.

Sources et méthode

  • Consommation des ragréages autolissants — L’ordre de grandeur de 1,5 kg/m² par millimètre correspond à la masse volumique courante d’un mortier autolissant à base de ciment. La consommation réelle est déclarée par le fabricant sur chaque sac.
  • Épaisseurs minimale et maximale d’emploi — Propres à chaque référence et imprimées sur l’emballage. Elles conditionnent à la fois l’étalement du produit et la validité du calcul d’épaisseur moyenne.
  • Planéité des supports de revêtement de sol — La tolérance se contrôle à la règle de 2 m. C’est ce relevé, et non une estimation à l’œil, qui doit servir d’entrée au calcul.

Calculateurs complémentaires

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Pour aller plus loin

Les guides et articles qui expliquent ce que le calcul ne dit pas.